Aimer Depardon, c’est comme avouer que l’on goûte la 40ème de Mozart. C’est risquer la moquerie à peine gentille des élites. Pour éviter le regard réprobateur, je suis donc allé au Grand Palais en douce. Un lundi après-midi. Pas de file d’attente, un public de scolaires, des personnes tranquilles de tous âges, beaucoup de femmes. J’y trouve une exposition bien foutraque. On ne sait pas par où commencer. Des tirages géants, des carrés minuscules. Des paysans chiliens, le café du coin, des portrait de famille, des paysages urbains… Un fil conducteur tiré par les cheveux. Une sorte de rétrospective...