Valparaiso • Anders Petersen

Valparaiso • Anders Petersen

Valparaiso est un essai photographique d’Anders Petersen -réalisé en août 2014- lors d’une résidence organisée par le Festival International de Photographie de Valparaiso. C’était la première fois qu’Anders Petersen se rendait en Amérique Latine. Valparaiso est cette ville portuaire Chilienne que Sergio Larrain a fait passer à la postérité photographie. Voilà, le décor est planté. Même si Valaparaiso, Val Paradis, Valpo, peu importe comment on l’appelle, a considérablement changé depuis 1963, les images de Sergio Larrain demeurent gravées dans nos mémoires. Autant dire que l’exercice se révèle plus ou moins casse-gueule selon qu’on s’appelle Anders Petersen ou pas [certes, c’est bancal,...
Making of • Jeff Bridges

Making of • Jeff Bridges

The Dude. Vous le remettez ? Le gars fait des photos au widelux -cet appareil 35 mm panoramique- et notamment lors de tournages. Jeff Bridges nous montre ça sur sont site web, qui du reste est comme un grand foutoir partant tous azimuts. Un peu comme lui, qui touche à tout. Vachement sympa. La particularité du Widelux est son objectif rotatif : il tourne sur lui-même, exposant le film en balayant la scène, et Jeff Bridges en joue. Il déforme, multiplie les personnages sur ses images. C’est non seulement récréatif, mais également plutôt bien vu. Évidemment, comme tout personnage...
Why a workshop matters

Why a workshop matters

[De l’intérêt du Workshop en français, suivez ce lien] Like most art forms, photography, if practiced alone, has to go through steps more or less difficult to cross. These take place at all levels of the course, and although some may get solved thanks to some hard work only, moments of reflection and self-questioning, the self-improvement finds its own limits eventually, and hits a dead-end. At this difficult time, where some discouragement may arise, would not some external help be welcome to continue to move forward ? Throughout this course, we will be tempted – it is natural – to...
Close Up : Ed van der Elsken

Close Up : Ed van der Elsken

Close Up est une petite série sur les photographes ou les photographies qui comptent pour moi. Dans ce second volet, je vais évoquer le souvenir d’un photographe et ami : Ed van der Elsken [1925-1990]. Je ne pouvais pas en croire mes yeux. Il était là, debout, juste en face de moi à ‘Houston PhotoFest’, en 1990. Ed van der Elsken, l’un des photographes que j’admirais ! Je me suis présenté à lui. J’avais entendu dire qu’il avait un sale caractère, mais en fait, j’ai découvert une personne franche, sincère ; quelqu’un ne craignant pas de dire ce qu’il ressentait. Même...
Les Billets...
Visite au Centre de la Photo de Stockholm

Visite au Centre de la Photo de Stockholm

Je goûte peu à la photographie animalière, photographie de chats mise à part évidemment. Question de sensibilité peut être, portant d’avantage mes goûts vers la photographie urbaine, humaine et poétique. J’avoue malgré tout un bel attrait pour Nick Brandt. Ma première rencontre avec lui date d’il y a quelques années, lors d’un Paris Photo qui se tenait encore au carrousel du Louvre. Là face à moi, un tirage géant de son célèbre éléphant. Un choc visuel que je m’explique encore assez mal. C’est tout bête pourtant une photo d’éléphant, il y en avait dans mes manuels scolaires. Et pourtant…...
Martin Bogren • Workshop à Lyon

Martin Bogren • Workshop à Lyon

Martin Bogren est un photographe suédois de l’agence VU’ dont nous avons déjà parlé ici l’année passée pour son ouvrage sur la jeunesse désoeuvrée des faubourgs de Malmö. Je parlais alors de la fureur de vivre à la neige. Tractor Boys, vous-vous souvenez ? Il se trouve qu’un de mes amis organise un workshop à la fin de l’été [15-18 septembre]. Qui plus est, à Lyon. Un événement suffisamment rare pour être souligné, non ?! Vous trouverez ci-après les liens qui vont bien…     Descriptif complet et dossier d’inscription. Information and document of registration.
Wonderful Days • Masahisa Fukase

Wonderful Days • Masahisa Fukase

Allez savoir pourquoi la photo de chat est souvent perçue comme un genre mineur, voire méprisée… Si les chatons du calendrier de la Poste ne sont vraisemblablement pas innocents dans cette affaire, ils me semble faire des coupables bien légers. Mais soit. Qu’on leur coupe la tête. Pour autant, si une photographie sérieuse sait montrer des chats sans tomber dans le pathos, c’est bien la photographie japonaise. L’un des ses piliers, Masahisa Fukase, nous présente un album posthume de fort belle facture : simple, élégant, couverture cartonnée rugueuse, coutures apparentes, papier de grande qualité. Une merveille qui fait tout de suite bonne impression....
• REC | #2 // SOUTH OF SOMEWHERE //

• REC | #2 // SOUTH OF SOMEWHERE //

Si tout est en place, la photographie nous prouve au fur et à mesure que les images fonctionnent de la même manière. Après avoir ouvert REC | #2, puis refermé celui-ci, je découvre un photographe doué d’une imagination visuelle, déjà démontrée par sa sélection d’images « South Of Somewhere » qui lui aura valu une entrée parmi les « 50 Best entries » du prix Oskar Barnack 2015. Bref… il nous montre comment la lumière joue sur lui. Et ce nouvel opus offre un assortiment uniforme de présences indifférenciées. Plus on regarde la série [•REC], plus on apprend sur son œuvre. Il devient difficile...
Paris Photo 2015

Paris Photo 2015

Un résumé en images à l’attention de ceux qui n’auraient pu faire le déplacement, présentant [en vrac] le pire comme le meilleur. Évidement, ceci n’engageant que moi… Sinon, il y a maintenant une visite virtuelle -à vitesse lente- sur le site de Paris Photo.
Leon Levinstein

Leon Levinstein

Aussi étrange que cela puisse paraître, je n’écris qu’à propos de livres que j’ai. Et comme je les achète, je dois souvent faire de l’arbitrage… Cette monographie consacrée à Leon Levinstein est parue en juillet 2014, et ce n’est que très récemment que j’ai eu l’opportunité de l’acquérir [à prix très en deçà de celui indiqué par l’éditeur]. Leon, c’est grâce à Bruce Gilden que je l’ai « connu ». Bruce en revanche, l’a rencontré. Ils étaient devenu amis. Il lui a consacré un article sur son blog. Je l’ai traduit -un peu avec les pieds dois-je confesser- et publié ici-même [je vous donne le lien,...
Chiro Love and Death • Araki

Chiro Love and Death • Araki

En 1990, à la disparition de son épouse Yoko, Nobuyoshi se retrouve seul avec Chiro, le chat que Yoko avait recueilli quelques années auparavant. Chiro sera son indéfectible compagnon jusqu’à sa mort en 2010. Établissant un étrange parallèle entre ces deux pertes l’affectant considérablement, Araki présente, la même année, ce livre incroyable :チロ愛死 [Chiro l’Amour et la Mort]. Peut-être l’auteur entrait-il dans une sorte de processus de [re-double] deuil, la mort de Chiro lui rappelant celle tragique de Yoko ? Un livre contenant du sexe, de l’amour et la mort. Noir et gaiement triste. Du très bon Araki.   Nobuyoshi Araki チロ愛死 Kawade Petit format, 112 pages, peu de textes [en japonais] ISBN 978-4-309-27212
Le silence de ma mère • Alain Keler

Le silence de ma mère • Alain Keler

Ma mère est dans une maison de retraite depuis la mort de mon père. Avant, je courais le monde et, même si à chaque retour de voyage je voyais mes parents, je ne pensais pas à leur demander des choses essentielles sur eux. Dans ma jeunesse, elle me parlait en pleurant de ses parents et de sa petite sœur qui avaient été déportés. Elle parlait aussi de la guerre, de sa guerre pendant laquelle, avec mon père ils avaient dû se cacher dans des petits villages en Auvergne. Aujourd’hui, je pense que j’aimerais l’entendre parler. Mais je ne peux...
La Gacilly 2015

La Gacilly 2015

Promenade annuelle dans les rues de La Gacilly [Breizh] pour le festival Photo Peuples et Nature. Comme d’habitude, belle programmation -une grosse vingtaine d’expos- autour de la problématique de l’alimentation planétaire. Bon ainsi dit ça peut paraitre austère mais comme l’Italie était le pays invité, ça nous permettait de voir une retrospective Mario Giacomelli, de découvrir Piergiorgio Branzi [un Ronis/Doisneau transalpin], d’apprécier les paysages couleurs parfois en taille XXL de Franco Fontana, mais aussi de se dire que Emanuele Scorcelletti jouait sur les traces de Bernard Cantié et que Paolo Pellegrin est moins intéressant quand on le prend pour YAB. De...